samedi 5 novembre 2011

MERZOUGA RALLY : C'EST PARTI !





















Merzouga, 5 novembre 2011




Hier, alors que de nombreux concurrents étaient sur la route qui descend de Tanger ou de Marrakech vers Merzouga, les éléments se sont déchaînés : pluie sur le Nord, tempête de sable à Merzouga et neige sur les sommets. Selon l'heure à laquelle les camions transportant les motos et les SSV franchissaient les différents cols, certains furent contraints de rebrousser chemin pour prendre la route de Fez et sont arrivés tard, très tard...


Ce matin, le soleil est à nouveau au rendez-vous et le seul lever de l'astre Roi sur les dunes de Merzouga valait le voyage.


Petit à petit, les équipes s'installent sous les tentes du bivouac du Merzouga Rally. Chacun prend ses marques et se prépare pour les vérifications administratives et techniques qui se déroulent aujourd'hui et demain matin.


Demain, à 14h, les concurrents prendront le départ du warm up de 31 km afin de vérifier leur matériel et tester la lecture du GPS et du roadbook.


Willy Alcaraz (RZR Polaris Xtreme+) : « C'est une belle surprise d'être ici à Merzouga. Je remplace Thierry Magnaldi au volant du RZR Polaris Xtreme+ et je suis très excité car je n'ai jamais roulé sur ce genre de machine ! Ce rallye est donc une prise en main avant le Dakar et un dernier test pour valider les modifications faites après le Rallye des Pharaons. Thierry est parti vers d'autres projets mais m'a dit la plus grand bien du RZR et je suis impatient de découvrir comment il se comporte dans les dunes. Ce sera mon 20e Dakar en auto, comme pilote ou co-pilote, mais je n'ai jamais roulé en naviguant... Ce sera aussi un nouveau challenge ! »


Alexandre Azinhais (Albufeira Racing Team/Bianchi Prata) :

« C'est ma première compétition en moto Tout Terrain, explique le pilote portugais, avant j'ai fait de la vitesse puis un jour, Didier Frederico m'a fait découvrir l'Enduro et j'ai adoré. Un de mes rêves était de venir à Merzouga, dans les dunes... et me voilà ! Je suis ici avant tout pour m'amuser et apprendre à naviguer. Le résultat importe peu, je veux seulement évoluer chaque jour. »


Gerard Farres : « C'est mon premier rallye depuis le Dakar ! Il était temps ! J'ai la chance d'être intégré dans l'équipe Bordone Ferrari aux côtés de Jordi Viladoms, Paolo Ceci et Alessandro Boturi sur des KTM. Nous sommes venus faire des essais ici et les motos sont rentrées en Europe pour être préparées pour le Dakar et ici, nous avons loué des motos à Fernando Prades. Je suis ici pour retrouver mes marques sur la moto et m'entraîner avec le roadbook. »


vendredi 4 novembre 2011

DAKAR 2012 : Giniel De Villiers : « La possibilité d’atteindre le podium »


Issy-les-Moulineaux, le 04 novembre 2011


Avec Stéphane Peterhansel, Giniel De Villiers est le pilote le plus régulier à haut niveau de performance sur les dix dernières années. Après avoir participé aux aventures de Nissan et de Volkswagen, il s’engage cette année avec Toyota.

Les spéculations sur les chances des principaux prétendants au titre du prochain Dakar ont déjà débuté dans les coulisses des grandes équipes. Comme à son habitude, Giniel De Villiers avance discrètement, mais son pas sûr et expérimenté en fait un des acteurs probables de la bataille au sommet. Depuis son apparition sur le Dakar, le pilote sud-africain n’a terminé qu’une seule fois hors des limites du Top 10, et s’est encore classé 2ème l’année dernière. Le retrait des Race Touareg qui avaient pris l’avantage lors des trois dernières éditions relance les débats dans la catégorie. Et dans ce contexte, le vainqueur 2009 a rejoint le projet ambitieux de Toyota, qui s’est impliqué avec le team Overdrive pour présenter un prototype déjà hautement concurrentiel pour le Dakar 2012 : « C’est très excitant, car la voiture a un gros potentiel. C’est vraiment le meilleur moment choisi par Toyota pour se lancer dans l’aventure. Nous avons effectué des tests avec la voiture en Namibie et avons récolté beaucoup d’informations après le rallye du Maroc, où une voiture était engagée. Nous ne sommes pas encore au niveau de Volkswagen, mais nous ne sommes pas loin », explique Giniel.


Toujours prudent, le tout frais pilote du team Imperial Toyota se fixe des objectifs mesurés pour la prise en mains de ce véhicule : « C’est un nouveau défi, un nouveau chapitre pour moi. J’estime que nous avons vraiment la possibilité d’atteindre le podium. Après sur un Dakar, on ne sait jamais à quoi s’attendre ». Sur la piste, De Villiers pourra compter sur le soutien d’un coéquipier en pleine progression. L’Argentin Lucio Alvarez, qui avait tenté sa chance en quad en 2010, a trouvé sa voie l’année dernière en terminant 15ème en auto. La Toyota qu’il aura la responsabilité de piloter jusqu’à Lima pourrait l’emmener encore plus haut. Et il se murmure qu’un troisième Pick-up patiente dans les ateliers d’Overdrive, en attendant la réponse imminente d’un équipage capable de créer lui aussi la surprise. A suivre…





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lundi 24 octobre 2011

PREMIÈRE SORTIE INTERNATIONALE ET DEUX VICTOIRES POUR LE NOUVEAU TOYOTA OVERDRIVE !






Le Rallye du Maroc, dernière épreuve de la saison, avant le grand départ pour le Dakar, vient de se terminer. Avec plus de 2 000 km en 6 jours et deux victoires d'étapes pour son Toyota Hilux Overdrive, piloté par Orly Terranova, Jean-Marc Fortin ― le patron d'Overdrive ― est plutôt satisfait des débuts internationaux de sa nouvelle machine.

« Notre Toyota Hilux avait déjà roulé en Amérique du Sud, commente le préparateur belge, mais c'était la première fois qu'il était configuré Rallye Raid ― et non Baja ― et confronté aux BMW, Mitsubishi et autres concurrents internationaux du Dakar.

Les débuts du rallye ont été quelque peu difficiles pour notre équipe car notre fougueux pilote argentin est parti en tonneau au km 46 de la première spéciale et nous avons dû travailler toute la nuit pour réparer et trouver des solutions car les suspensions Reiger arrières étaient cassées.

Mais nous avons été récompensé de notre acharnement à remettre le Toyota Overdrive à neuf, continue Jean-Marc Fortin, car le lendemain et le 4e jour, Orly a remporté, par deux fois, le scratch alors que les spéciales étaient les plus longues et les plus difficiles du rallye.
Le terrain de ces deux étapes étaient mixtes avec des dunes, des pistes rapides et du fesh-fesh, tout comme les spéciales que nous retrouverons en Argentine et au Chili. Ces résultats me rassure donc sur les performances et la fiabilité du nouveau Toyota Hilux Overdrive équipé d'un V8. »

Prochain rendez-vous avec la présentation du Team Overdrive pour le Dakar.

dimanche 23 octobre 2011

SALUT BOUDAS !

66 ans et beaucoup trop tôt, Christian Boudas est parti là-haut rejoindre Fabrizio, Marc, Martinetti, et zut... je n'ai plus envie de tous les énumérer.
Ce baroudeur, fondateur de TDCom et de l'Iritrack qui équipe dorénavant toutes les motos de rallyes, s'est battu pendant dix ans contre la bête qui a finalement eu raison de sa forte nature.

Christian, je te promets que lors du prochain Dakar on va se boire un pastis à ta mémoire et on va se raconter ce que l'on a tous envie de retenir de nos rencontres avec toi : tes coups de gueule mémorables, ta passion pour le Tout Terrain et ta générosité !

RIP Christian et j'ose rêver que là-haut le désert est beau et, vu la liste des engagés, que la course sera belle !

vendredi 21 octobre 2011

Cyril Despres : « Une confrontation d’une intensité unique… »




Issy-les-Moulineaux, le 21 octobre 2011




Si sa dernière sortie s’est achevée sur un des rares abandons de sa carrière, Cyril Despres a conclu une année de compétitions riche en sensations. Prêt à viser un quatrième sacre sur le Dakar, le Français sait qu’il aura à lutter avec Marc Coma, mais voit aussi arriver de nouveaux talents…


Il a payé pour voir ! Lors de son dernier voyage, Cyril Despres a mis le cap sur l’Australie, pour y disputer l’Australasian Safari. L’expérience manquait à son carnet de route de globe-trotter, et le dépaysement a été réel à double titre. Le rallye découvert à l’autre bout de la planète se situe en effet aux antipodes de ce qu’il connaît : « J’avais envie d’y aller depuis longtemps. Mais j’ai trouvé une course où il n’y a pas de navigation, et où l’on peut rouler pendant 300 bornes sur une piste le long d’un grillage ! Ce n’est pas l’idée que je me fais du rallye raid. J’ai vu aussi que ceux qui étaient là pour gagner roulaient en ‘’débranchant le cerveau’’. Alors je me suis vite dit que j’allais juste profiter de la course pour faire du kilométrage, sans prendre de risques. Et finalement j’étais 3ème au moment où je me suis blessé, en cognant mon pied sur un poteau en métal. C’était très douloureux sur le moment, et je croyais qu’il était cassé, mais le choc a simplement écrasé un tendon. J’ai dû abandonner, mais au total ma préparation n’a été perturbée qu’une grosse semaine, et maintenant j’ai pu reprendre normalement », détaille le triple vainqueur du Dakar, qui ne regrette pas le programme de compétition atypique qu’il s’est bâti cette année.

« J’ai dû traverser l’Atlantique sept ou huit fois cette année », raconte Cyril, qui s’est éloigné des rendez-vous traditionnels de la discipline. Selon lui, la richesse de son parcours tient autant à la fraîcheur mentale qui découle de la découverte de nouvelles épreuves, qu’à l’obligation de s’adapter constamment à de nouvelles contraintes. Surtout, son unique victoire de l’année, conquise au Brésil, aura certainement valeur de test pour le Dakar, son prochain objectif : « Sur le Rallye Dos Sertoes, j’ai vécu une confrontation d’une intensité unique avec le pilote brésilien Felipe Zanol. Dans les cinq derniers jours de course, nous sommes restés au coude à coude, seulement séparés de 2 minutes à l’arrivée finale. J’ai même remporté devant lui une étape de plus de 500 km pour un dixième de seconde. Et ce n’est que dans la dernière spéciale qu’il a commis une petite faute. Au niveau où nous étions, il ne fallait pas faire la moindre erreur de navigation, même pas de 100 mètres ! S’il vient sur le Dakar, ce sera une bonne nouvelle. » Effectivement engagé avec KTM Brésil, Zanol pourrait faire partie des rivaux à surveiller pour Despres, qui entamera aussi une relation différente avec Marc Coma, l’autre triple vainqueur présent au départ : « La nouveauté, c’est que nous avons mis de l’eau dans notre vin, et que les quatre pilotes officiels KTM, lui avec son équipier, et moi avec Ruben (Faria), rouleront sous les mêmes couleurs. Et mon souhait, c’est que grâce à cette situation plus saine, le titre se joue sur la piste, et pas sur le terrain des pénalités. » Après les milliers de kilomètres accumulés en compétition, le Français consacrera les prochaines semaines à peaufiner sa condition physique.


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vendredi 14 octobre 2011

DAKAR 2012 : C’EST COMPLET !


Issy-les-Moulineaux, le 14 octobre 2011





A deux mois et demi de l’événement, les inscriptions pour le Dakar 2012 sont désormais closes, après la réception de 170 dossiers en auto, et 75 camions. Le départ du rallye sera donné le 1er janvier de Mar del Plata en Argentine, direction Lima, au Pérou, après avoir également visité le Chili.

Il y a quelques semaines, les organisateurs du Dakar fermaient leurs guichets aux pilotes motos et quads, contraints de procéder à une sélection pour contenir le format de la course. C’est maintenant dans les catégories auto et camion que la limite qu’ils se sont imposé a été atteinte, deux semaines avant la clôture officielle des inscriptions. Pour garantir un confort de course optimal à ses concurrents et conserver la convivialité de l’épreuve, la liste des engagés ne dépassera pas 170 équipages en voiture et 75 en camion.

Hormis l’augmentation significative constatée depuis l’année dernière, le plateau réuni révèle un éventail de nationalités tout aussi large, et plus équilibré, marquant un vrai retour en nombre des pilotes européens. Par ailleurs, les nouveaux venus sur le rallye, qui constitueront par exemple plus de 25 % chez les motards, se présentent pour certains avec de sérieuses ambitions. Les confrontations à venir sur la piste pourront être commentées à partir du 8 novembre prochain, date de la publication des détails du parcours et de la liste complète des inscrits.


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mardi 11 octobre 2011

JES MUNK TERMINE 4e DU RALLYE DES PHARAONS ET 1er PRIVÉ !







Il y a tout juste un an, Jes Munk participait à son premier rallye tout-terrain en Égypte. Depuis, il est parti pour le Dakar et a terminé 7e du Rallye de Tunisie.
Conscient de l’importance d’une forme physique aiguisée pour garder une concentration maximale, Jes s’est entraîné dur toute l’année, multipliant les séances de footing, nage, musculation, vélo…
La semaine dernière, le pilote danois prenait à nouveau le départ du Rallye des Pharaons, une course qu’il affectionne tout particulièrement pour ses difficultés ; les chaleurs accablantes qui y règnent et les nombreux pièges à éviter.
Après six longues étapes et près de 3000 km, Jes Munk se classait 4e du Rallye des Pharaons et Premier pilote Privé ! Une performance exceptionnelle mais qui ne l’empêche nullement de prendre du recul, d’analyser sa course, et de continuer son entraînement avec, en point de mire, le Dakar et Lima !

samedi 8 octobre 2011

JES MUNK TERMINE LE RALLYE DES PHARAONS EN FANFARE !















Samedi 8 octobre
6e étape : TIBNIYA – LE CAIRE
Liaison : 0,9 km – Spéciale : 350,28 km – Liaison : 63,10 km – Total : 414,28 km



L’organisation avait prévenu les concurrents, la dernière spéciale du Rallye des Pharaons ne serait pas difficile mais longue et surtout compliquée en navigation. Pour Jes Munk, parti par une belle lumière matinale, ce fut l’enfer pour trouver la bonne piste. Néanmoins, compte tenu des casses moteur de Viladoms et Dabrowski, le pilote danois finit en quatrième position, une prestation plus que satisfaisante !

Arrivé sous le podium, historiquement installé aux pieds des Pyramides de Giza, Jes Munk souffle un grand coup avant de sortir le drapeau danois. « J’ai bien cru que je ne trouverais jamais mon chemin, raconte-t-il en riant ! je me suis perdu 1 heure au moins en début de spéciale. J’ai raté une piste et dix kilomètres plus loin, j’ai trouvé le bon cap mais je n’étais pas du tout sur le parcours du rallye. J’ai « jardiné », comme on dit en jargon des rallyes, pendant un sacré moment avant que l’organisation ne m’appelle sur l’Iritrack en me disant ; « Monsieur Munk, vous êtes perdu !! » Ça je le savais, continue-t-il hilare. Je suis alors revenu sur mes pas pour enfin trouver la bonne piste. Ensuite, j’ai vu Viladoms et Dabrowski avec le moteur cassé et Mancini qui était tombé.
Cette dernière étape n’était pas facile mais je suis là et une nouvelle fois, j’ai beaucoup appris sur ce rallye et je me rends compte à quel point l’expérience paye dans cette discipline.
J’ai adoré rouler seul dans le désert, franchir des montagnes de dunes au petit matin, quand on a l’impression d’être seul au monde, et partager ces moments magiques avec les copains, le soir au bivouac.

Nous sommes partis en configuration « Dakar » avec le Sprinter et j’avoue que je suis très content de l’équipe que nous formons avec mon mécanicien, Gilbert Ollivier, il a fait un travail extraordinaire… et m’attendait sous le podium avec, le plus important : une bière fraîche !

Quant à ma quatrième place… J’ai pris le départ pour terminer le rallye et apprendre, sans regarder les résultats. J’ai récupéré deux places aujourd’hui car deux pilotes ont cassé et je le regrette sincèrement pour eux, ce n’est pas juste. J’aurais été heureux avec une sixième place. »


CLASSEMENT PROVISOIRE DE LA SPÉCIALE
1. Rodrigues (Yamaha) en 3h27’54
2. Chaleco Lopez (Aprilia)à 1’59
3. Przygonski (KTM) à 5’48
4. Coma (KTM) à 6’56
5. Czachor à 12’51
11.JES MUNK (KTM) à 1h28’24

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE
1. Coma (KTM) en 23h58’01
2. Rodrigues (Yamaha) à 13’39
3.Przygonski (KTM) à 22’38
4.JES MUNK (KTM) à 3h48’33
5. Boulanger (Aprilia) à 5h14’28


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vendredi 7 octobre 2011

RALLYE DES PHARAONS: LA CHALEUR REND LA VIE DURE À THIERRY MAGNALDI ET AU RZR










Vendredi 7 octobre
5e étape : Sahl Baraka - TIBNIYA
Liaison : 91,59 km – Spéciale : 444,88 km – Liaison : 4,80 km – Total : 541,27 km



Avant-dernière étape du Rallye des Pharaons, Sahl Baraka – Tibniya, jumelée à la chaleur infernale qui règnait dans la région, a été fatale au RZR Polaris.

« Hier soir, raconte Thierry Magnaldi, les mécaniciens ont enlevé les parois ajoutées après le Silk Way derrière l’habitacle et je suis parti faire plus de 100 km autour du bivouac sans rencontrer de souci.
Ce matin, la liaison était de 91 km pour rallier le départ de la spéciale et j’ai très vite senti des vibrations. J’ai réussi à bien franchir quelques belles dunes mais au km 38, le moteur a rendu l’âme d’un coup sec.
Est-ce l’essence ou la chaleur ? Il nous faudra attendre de rentrer à la maison et de tout bien vérifier afin de trouver des solutions à ces surchauffes consécutives qui ont fait casser, chaque jour, des pièces différentes.
Venir sur le Rallye des Pharaons était la meilleure option pour faire du test d’évolution. Maintenant, il faut continuer à chercher et à développer car le Polaris RZR est une machine qui vaut vraiment la peine d’être mise au point pour les Rallyes. »

RALLYE DES PHARAONS : UNE BELLE MAIS RUDE JOURNÉE POUR JES MUNK













Vendredi 7 octobre
5e étape : Sahl Baraka - TIBNIYA
Liaison : 91,59 km – Spéciale : 444,88 km – Liaison : 4,80 km – Total : 541,27 km



Cette cinquième journée est certainement la plus chaude depuis le début du Rallye des Pharaons. Aujourd’hui, point de brise pour rafraîchir les rayons du soleil qui ont chauffé le sable dès l’aube, la terre et l’air sont brûlants.
La spéciale était à nouveau magnifique mais longue et courue sur un terrain mi-sable, mi-pierre.
Jes Munk, parfaitement remis de sa chute d’hier, à repris, aujourd’hui, c’est une autre leçon de rallye.

« Nous avons quitté le bivouac ce matin à 6h15, raconte le pilote danois au bivouac de Tibniya, et au départ de la spéciale, nous avons refait le plein d’essence. Je demande toujours que mes réservoirs soient remplis jusqu’au bord mais cette fois, je n’ai pas pensé à contrôler quand le responsable essence à fait le plein à l’arrière… Quelle erreur !
À 20 km du CP1, je suis quasiment tombé en panne d’essence… et j’étais dans les dunes ! Quand cela descendait, un peu de carburant arrivait au moteur mais il fallait que je prenne de l’élan pour tenter de franchir l’autre côté. Plusieurs fois, j’ai dû pousser alors qu’il faisait une chaleur caniculaire et à la fin, j’étais tellement épuisé que je poussais avec le torse !
Puis, arrivé à l’assistance, plus de batterie… j’avais tellement essayé de démarrer la KTM que je l’avais vidée. C’est le mécanicien de Marc Coma qui m’en a mise une neuve car Gilbert était au CP2. »

Mais les mésaventures ne sont pas terminées pour Jes qui raconte en riant sa journée, attablé sous la grande tente avec Chaleco, Helder et d’autres copains.

« J’étais tellement préoccupé de la batterie à l’assistance, que, comme un benêt, j’ai oublié de remplir mon camel bag et j’avais beaucoup bu dans la première partie. Quand, plus loin sur la piste, j’ai voulu boire : rien, vide ! L’horreur ! J’ai dû rouler 200 km sans boire ! Je crois que je n’oublierai jamais plus de contrôler mes réservoirs d’essence ni de remplir mon camel bag. Encore une leçon du désert. »

Demain, dernière étape du Rallye des Pharaons mais la spéciale ne sera pas simple à gérer pour arriver au podium aux pieds des Pyramides.

CLASSEMENT PROVISOIRE DE LA SPÉCIALE
1. Coma (KTM) en 4h28’59
2. Viladoms (Yamaha) à 4’12
3. Przygonski (KTM) à 5’58
4. Chaleco Lopez (Aprilia) à 6’35
5. Rodrigues (Yamaha) à 9’57
8. JES MUNK (KTM) à 57’40

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE
1. Coma (KTM) en 20h23’11
2. Viladoms (Yamaha) à 14’53
3. Rodrigues (Yamaha) à 20’35
4. Przygonski (KTM) à 23’46
5. Dabrowski (KTM) à 2h17’30
6. JES MUNK (KTM) à 2h26’55

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