jeudi 10 septembre 2009

SILK WAY RALLY : ÉTAPE 6







Turkmenbashi, Turkmenistan, le 10 septembre 2009

Le compte à rebours a commencé

Carlos Sainz, vainqueur de sa deuxième spéciale sur le Silk Way Rally, n’est toujours pas parvenu à détrôner Nasser Al Attiyah du fauteuil de leader. En camions, Vladimir Chagin est allé chercher à l’orgueil une victoire de spéciale qui n’affecte pas non plus Firdaus Kabirov.

Carlos Sainz continue toujours de chercher la faille. A quel moment Nasser Al Attiyah, qui semble rouler au-delà des limites du commun des champions de rallye raid, commettra-t-il la faute ? Comment faire perdre son sang-froid et sa concentration à un virtuose du volant qui est par ailleurs champion de ball-trap, et accessoirement ancien pilote de l’armée de l’air qatarie ? Pour l’instant, rien n’y fait. Aujourd’hui, le double champion du monde de WRC a persévéré. Une petite erreur de navigation, puis une crevaison un peu plus tard, l’ont amené à se débattre un peu trop longtemps dans la poussière de ses coéquipiers. Mais au CP2 (km 360), Sainz reprenait virtuellement 5’16’’ à Al Attiyah, soit la quasi-totalité de son retard au général.

Loin de la panique escomptée, Al Attiyah a au contraire considéré qu’il était temps de stopper l’hémorragie. Il saute sur la première occasion de dépasser Sainz, et file sans dire au revoir pour soigner sa position. Sur la ligne d’arrivée, l’Espagnol remporte sa deuxième spéciale de la semaine, avec 3’13’’ de mieux qu’Al Attiyah. Mais la première moitié du travail est toujours la plus facile à accomplir. Demain, il restera 360 km à Sainz pour poursuivre sa mission sur la route de Balkanabad, puis 345 km sur l’étape de samedi.

Au rythme où vont les choses, nul ne peut prédire ce qui peut arriver d’ici là dans la lutte pour la 5ème place. Hier, Christian Lavieille la cédait après avoir cassé sa boite de vitesse. Le Français apprenait toutefois dans la soirée que moyennant une lourde pénalité qui le relègue à l’avant-dernière place du général, il était accepté au départ de l’étape 6. C’est peu après les premières difficultés sablonneuses de la journée que Mathias Kahle quittait la route en tonneaux. Le temps pris pour réparer, environ trois heures, lui retire désormais tout objectif de classement général. Bernard Errandonea se positionnait alors au CP2 (km 360) comme le favori de la catégorie « non-VW ». Mais l’étiquette est lourde à porter : un des cardans de son buggy casse au km 317 et l’éjecte du coup du club des prétendants. Il reste alors à jouer un duel russe entre Alexei Berkut et Ruslan Misikov. Partie avec seulement 12’ d’avance, la Mitsubishi de Berkut peine en première partie de parcours et laisse la Nissan de Misikov s’emparer de cette position qui semble porter la poisse.

En camions, après une journée cauchemardesque durant laquelle il a perdu plus de trois heures, Vladimir Chagin est redevenu aujourd’hui l’intrépide pilote qu’il peut être lorsque son orgueil parle. Frustré d’avoir à abdiquer pour la victoire finale, le Tsar signe le meilleur temps du jour avec une avance de 27’ qui ne peut réellement inquiéter Firdaus Kabirov. Le leader du classement général poursuit sa route sans contre-temps, se classe deuxième sur l’étape, avec huit nouvelles minutes d’avance sur Gerard De Rooy. Il se peut qu’en fin de semaine, un autre Kamaz complète le podium avec Ilgizar Mardeev, qui profite d’une nouvelle journée à oublier du côté d’Ales Loprais.

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