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mardi 8 janvier 2013

Dakar 2013 : PISCO – PISCO : CHALEUR ET NAVIGATION !


DAKAR 2013
PEROU – CHILI – ARGENTINE

6 janvier 2013
2e étape : Pisco - Pisco
Liaison : 85 km – Spéciale : 242 km – Total : 327 km


7h50, la chaleur est déjà au rendez-vous sur le bivouac de Pisco. Lucio Alvarez et Ronnie Graue se dirigent à bord de leur Toyota Overdrive vers le départ de la spéciale. La photo est historique : Carlos Sainz (Buggy), Lucio Alvarez (Toyota), Nasser Al Attiyha (Buggy), Guerlain Chicherit (Buggy SMG), Ronan Chabot (buggy SMG)... Au milieu de la horde de buggys avantagés cette année par le nouveau règlement, le pilote de San Rafael est le seul 4x4 à s'être imposé hier.

Mais les journées ne se ressemblent jamais sur le Dakar et aujourd'hui, c'est à la septième place que Lucio et Ronnie terminent la spéciale de 242 km, à 13'45 de Stéphane Peterhansel (Mini), vainqueur de la spéciale devant Giniel de Villiers (Toyota) et Ronan Chabot (SMG). La spéciale, en boucle et tout en sable, ramenait les concurrents à Pisco mais cette première véritable spéciale fut difficile en navigation.

Parti deuxième, dans le sillage de Carlos Sainz, au km 74, l'équipage « Mendocino » s'est engagé derrière le leader... sur les traces des motards. Ronnie s'en est rendu compte relativement rapidement et ils ont pu redresser le cap sans perdre trop de temps.
Plus tard, à la réception d'un saut, la roue arrière gauche a souffert d'un décoincement...

« La spéciale était vraiment belle, raconte Lucio à l'arrivée au bivouac de Pisco. Il y avait de jolies dunes, des endroits rapides, des woops... C'était amusant comme spéciale, sauf que nous sommes partis dans une vallée parallèle à celle que nous aurions dû prendre.
Puis, sur un saut, j'ai atterri un peu en travers et le pneu arrière gauche a décoincé et perdu de l'air, nous avons perdu du temps à changer la roue et, à 2 km de l'arrivée, c'est le pneu arrière droit qui s'est dégonflé mais nous ne nous sommes pas arrêtés. Les mécaniciens d'Overdrive sont maintenant au travail et révisent le différentiel qui fait un bruit suspect. »

Demain, le Dakar continue sa route cap au Sud pour Nasca et une spéciale de 288 km.

Classements provisoire de la spéciale
  1. Peterhansel/Cottret (Mini) en 2h35'38
  2. De Villiers/von Zitzewitz (TOYOTA) à 2'35
  3. Chabot/Pillot (SMG) à 3'52
  4. Terranova/Fiuza (BMW) à 5'26
  5. Nivitski/Zhitlov (Mini) à 9'33
    1. ALVAREZ/GRAUE (TOYOTA) à 13'45

Classements général provisoire
    1. Peterhansel/Cottret (Mini) en 3h00'20
    2. De Villiers/von Zitzewitz (TOYOTA) à 2'38
    3. Chabot/Pillot (SMG) à 3'46
    4. Terranova/Fiuza (BMW) à 6'26
    5. Nivitski/Zhitlov (Mini) à 9'33
    7.ALVAREZ/GRAUE (TOYOTA) à 12'27






dimanche 6 janvier 2013

DAKAR : R.A.S. POUR WILLY ALCARAZ ET LE RZR EXTREME+ !


DAKAR 2013
PEROU – CHILI – ARGENTINE

5 janvier 2013
1ère étape : Lima – Pisco
Liaison : 250 km – Spéciale : 13 km – Total : 263 km




Lima-Pisco, la première étape de cette 35e édition du Dakar et 5e en Amérique du Sud, a démarré par un joli podium sur la plage de Chorillos puis par une liaison de 250 km. Trafic, chaleur, poussière étaient déjà au rendez-vous mais le public péruvien aussi et l'enthousiasme des spectateurs a véritablement enflammé les concurrents.

Willy Alcaraz, après avoir bravé les nombreux embouteillage sur la route, est arrivé tout juste pour entrer dans la spéciale. « J'ai juste eu le temps de dégonfler et de prendre le départ, explique le vainqueur de la catégorie en 2012. Le temps de liaison était trop court avec un tel trafic... Ce n'était pas une spéciale pour nous, tout à fond avec de longues lignes droites et quelques sauts pour faire plaisir aux spectateurs. Mais bon, c'était un beau spectacle, les gens sont adorables et tellement enthousiastes que cela fait plaisir d'être ici. Pour le reste, rien à signaler. Nous verrons demain.

Même combat pour Nicolas Duclos et Sébastien Delaunay qui n'ont carrément pas eu le temps de dégonfler mais s'en sont bien sortis tout de même.



DAKAR 2013 : BON DÉBUT POUR LUCIO ALVAREZ DEUXIÈME DE LA SPÉCIALE !




DAKAR 2013
PEROU – CHILI – ARGENTINE

5 janvier 2013
1ère étape : Lima – Pisco
Liaison : 250 km – Spéciale : 13 km – Total : 263 km



Ce matin, les premiers concurrents du Dakar ont quitté Lima après un passage obligé sur le podium situé en bord de mer, à Chorillos.
Le trafic sur la route de Pisco est infernal et il fallut aux équipages près de 4h30 pour couvrir les 250 km de liaison.

Le Dakar a bel et bien commencé : chaleur extrême, poussière et sable.
Le public péruvien aussi est au rendez-vous, tout d'abord tout au long de la route puis sur la petite de spéciale de 13 km, plantée tout à côté du bivouac. On ne compte plus les 4x4 qui longent la piste et les milliers de spectateurs heureux de participer à l'évènement.
Malgré le trafic, Lucio Alvarez et Ronnie Graue sont arrivés à temps pour le départ et se sont offerts une très belle deuxième place, huit secondes derrière Carlos Sainz.

A l'arrivée au bivouac, Lucio ne voulait pas croire Giniel de Villiers et Dirk von Zitzewitz, ses coéquipiers au sein du team Overdrive, quand ils lui ont annoncé la bonne nouvelle.

« Je ne pensais pas avoir roulé aussi vite, raconte Lucio. Le sable était très mou, la spéciale était belle, très rapide mais très large et donc très sûre car il y a beaucoup de spectateurs. J'ai vu Giniel sauter des quatre roues à un endroit mais j'ai assuré et freiné... puis j'ai fait un beau saut un petit peu plus loin ! »
L'ambiance est conviviale, les quatre compères s'échangent quelques petites astuces de pilotage et rient ensemble de leurs exploits commun.
« Je suis vraiment content, continue Lucio. Je ne m'attendais pas à ce résultat et, même si c'est une petite spéciale et que le Dakar ne fait que commencer, cela fait plaisir. »

Demain, les concurrents partiront pour une liaison de 85 km suivie d'une boucle de 242 km 100 % sable et reviendront à Pisco.

samedi 5 janvier 2013

DAKAR 2013 - LUCIO ALVAREZ - VÉRIFICATIONS


DAKAR 2013  PEROU – CHILI – ARGENTINE  
Vérifications administratives et technique - Lima



4 janvier 2013

Lima, capitale du Pérou, située sur l'Océan Pacifique... La majorité des concurrents du Dakar changent de saison et débarquent en été (hémisphère sud). L'exotique est au rendez-vous de cette 35e édition du Dakar avec dauphins joueurs devant le parc d'assistance, chaleur et accueil à la Sud-Américaine !
L'équipage n°306, aux couleurs argentines, Lucio Alvarez et Ronnie Graue, sont arrivés le 1er janvier au soir. Pour le duo de San Rafael (Mendoza), nul besoin de s'acclimater, ils n'ont que deux petites heures de décalage horaire avec le Pérou.

Hier, les divers concurrents Toyota Overdrive ont participé à un « shake down » afin de vérifier le bon fonctionnement des autos.
« Cette séance d'essais nous permis de faire une bonne mise au point des suspensions, confirme Lucio Alvarez, et de résoudre un problème que nous avions avec l'électronique.
Cela m'a permis également de prendre contact avec le terrain sablonneux du Pérou et de rencontrer de nombreux journalistes. »

Cet après-midi, le team au complet a passé les vérifications administratives et techniques sur la plage de la Magdalena.
« Les vérifications, continue Lucio, est l'endroit où l'on rencontre de nombreux participants au Dakar, les officiels, les divers techniciens GPS, Iritrack etc. Il faut passer tout d'abord l'administratif afin de vérifier si tous les papiers sont en ordre et ensuite, au technique, où ils contrôlent l'auto. C'est un moment un peu long mais le passage obligé avant de prendre le départ. »

En 2010, Lucio Alvarez et Ronnie Graue ont participé au Dakar en quad, en 2011, ils ont roulé ensemble au volant d'un Subaru et l'an dernier, ils ont terminé cinquième au volant d'un Toyota Overdrive.
« Cette année, explique Lucio, ce serait bien de réitérer l'exploit de rentrer dans les cinq premiers. La course sera très dure et difficile car il y a de nombreux pilotes rapides et les véhicules ont beaucoup progressé. Nous avons notre propre stratégie et nous roulerons vite... mais avec la tête ! »


Matériel vidéo et internet à télécharger :
Pass : CinCinmovies

Login : cincin

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then Folder: Lucio Alvarez


jeudi 20 décembre 2012

DAKAR 2013 :UN QUAD, ÇA PARLE QUELLE LANGUE ?






Après trois ans de victoires de la fratrie Patronelli, et une emprise globale des pilotes hispanophones sur la catégorie quad, les signes d’une inversion de tendance commencent à se manifester. L’école polonaise pourrait par exemple surprendre les Argentins et Chiliens…

Depuis l’arrivée du Dakar en Amérique du Sud pour l’édition 2009, la catégorie quad connaît une progression qui correspond à la fois à un intérêt croissant pour ces véhicules aux sensations uniques, et à une culture historiquement répandue dans l’univers du tout-terrain sur le continent. Alors que 13 quads étaient inscrits sur le dernier Dakar couru en Afrique, leur nombre a presque triplé, puisque 40 seront attendus pour le départ de Lima le 5 janvier prochain (12 nationalités). Parmi eux, les représentants des trois pays hôtes constituent la moitié du peloton. Et dans l’histoire récente, ils ont pris l’habitude d’ajouter la qualité à la quantité : au total, les hispanophones ont trusté 9 des 12 places sur les podiums d’arrivée des quatre derniers Dakar !

Toutefois, l’heure du tournant est peut-être proche dans la catégorie. La saga familiale orchestrée par les Patronelli connaît un nouvel épisode qui change la donne, puisque Marcos, le frère cadet se retrouve privé de la compagnie d’Alejandro, le double tenant du titre ayant fait l’impasse pour des raisons professionnelles. Marcos retrouve donc la solitude qui ne l’avait pas empêché de s’imposer en 2010, mais la densité de niveau ne devrait pas être la même sur la piste et les dunes. La concurrence viendra tout d’abord du clan argentin, puisque le jeune Tomas Maffei, qui a grandi dans l’ombre des Patronelli, n’entend pas s’arrêter à la 3ème marche qu’il a conquise l’année dernière. Côté sud-américain toujours, le Chilien Ignacio Casale et l’Uruguayen Sergio La Fuente, qui complétaient le Top 5, seront eux aussi de la partie avec des ambitions élevées.

Mais les menaces les plus sérieuses viennent peut-être des pilotes ayant traversé les océans pour défier les pilotes du cru. En 2012, les deux Polonais Lukasz Laskawiec et Rafal Sonik, qui avaient respectivement fréquenté le podium en 2011 et en 2009, n’avaient pu courir dans le classement général de la catégorie en raison d’une incompatibilité technique de leurs quads avec les règlements. Ils seront d’autant plus vigilants et déterminés pour partir à la conquête du titre cette année.  Les nouveaux venus dans la discipline ne sont pas toujours les plus attendus aux premiers postes. Mais peut-on réellement parler de débutant pour un pilote comme Kees Koolen, qui a achevé le Dakar à moto puis dans un buggy monoplace, et s’attaque maintenant avec appétit à la catégorie ? C’est encore moins le cas pour l’Emirati Sebastian Husseini, qui fait ses débuts sur le Dakar mais a déjà remporté le titre mondial en 2007 : la réputation de son coup de guidon effraie déjà tous les quadistes du continent sud-américain.

mardi 18 décembre 2012

Dakar 2013 : Vigouroux, sur le haut de la vague


Issy-les-Moulineaux, le 18 décembre 2012


Depuis sa récente victoire sur le rallye du Maroc, Eric Vigouroux baigne dans un état de confiance qui l’a convaincu de faire son retour sur le Dakar un peu plus tôt que prévu. Après la 13ème place obtenue dans un Hummer confié par Robby Gordon en 2009, il compte faire son entrée dans le Top 10 au volant de son Trophy Truck.

Il est imprévisible, et c’est aussi une de ses forces. Il y a trois mois, l’idée d’un retour d’Eric Vigouroux était encore une hypothèse peu crédible. C’était avant le rallye du Maroc, et une semaine de course inattendue et victorieuse qui a bouleversé tous les plans : « Nous avons fait une course exceptionnelle, c’est le plus beau coup de ma carrière. Battre les Mini et les Toyota à la régulière, c’est une très belle opération, nous avons été nous-même surpris. Ensuite on m’a encouragé à m’engager sur le Dakar, et il n’a pas fallu me pousser bien longtemps. » Immédiatement, un premier contre-la-montre a commencé pour le préparateur installé aux Etats-Unis, dont les ateliers restent dans le sud de la France : « Il ne nous restait que très peu de temps pour refaire la voiture avant qu’elle embarque sur le bateau au Havre à la fin novembre, avec plusieurs allers et retours à gérer. C’était un très gros risque, mais c’est toute mon histoire. Et généralement, c’est ce qui me réussit le mieux ».

Ce qui a déclenché cet état euphorique chez le pilote du Trophy Truck, ce n’est pas la joie de retrouver le Dakar et ses bivouacs, mais bien la perspective d’aller jouer les tout premiers rôles sur la plus grande course du monde : « Pendant quelques années, la domination des Volkswagen m’avait dissuadé car il était trop difficile de se faire une place avec les moyens dont nous disposons. Mais désormais, le jeu est beaucoup plus ouvert, analyse Vigouroux. On ne peut pas dire que les meilleurs pilotes étaient présents au Maroc, puisque Peterhansel n’y était pas, mais nous avons pu faire jeu égal avec les voitures les plus performantes. Alors si je ne termine pas dans le Top 10, je serais déçu. Ensuite, on essaiera de s’approcher du podium. Mais il faut aussi rester humble face à tout ce qui peut se passer sur un Dakar. » L’ambition de l’humilité, pour le revenant le plus attendu de l’année, c’est aussi une attitude qu’il entend cultiver en dehors des pistes. C’est pourquoi il a invité l’association Hands United for Children (www.handsunited4children.org) à s’afficher sur la carrosserie de tous les véhicules de son équipe. Pour que les objectifs soient braqués sur eux, il va falloir faire la course en tête !

lundi 17 décembre 2012

DAKAR 2013 : Les « Americanos » dans les starts !



Issy-les-Moulineaux, le 17 décembre 2012





A Lima, Santiago et Buenos Aires, une série de conférences de présentation du Dakar a été organisée à l’heure des derniers préparatifs pour les pilotes des trois pays hôtes du rallye.


A moins d’un mois du départ, c’est à Lima que s’est tenue la première présentation sud-américaine de cette mini tournée. Etienne Lavigne a pu y juger du degré de motivation des pilotes péruviens, dont le nombre a triplé depuis l’année dernière. Hormis les encouragements du directeur du Dakar, l’ensemble de la délégation (26 véhicules) a surtout reçu la bénédiction des autorités, leur équipe ayant officiellement été baptisée « Fuerza Inca » par les membres du gouvernement présents à la cérémonie, dont le ministre de l’environnement Manuel Pulgar Vidal, le ministre de la culture Luis Alberto Peirano, le ministre du tourisme José Luis Silva, et le ministre de l’intérieur Wilfredo Pedraza.


Le lendemain, les concurrents et les médias chiliens ont eu droit à une solennelle prise de marques devant le Palais de la Moneda, qui sera le but ultime de leur expédition dans les semaines à venir. Parmi eux, le motard Francisco « Chaleco » Lopez joue le rôle de porte-drapeau et représente le meilleur espoir du pays pour la conquête du titre. Voilà qui comblerait le Président de la République, Sebastian Pinera, déjà photographié « pour la parade » avec le trophée tant convoité, en compagnie de tous les pilotes, dont Boris Garafulic, qui sera armé sur la piste du même Mini X-Raid que Stéphane Peterhansel pour tenter de rentrer dans le Top 10… au minimum.


Le rallye ne verra pas Buenos Aires cette année, mais la capitale argentine reste le lieu idéal de rassemblement pour organiser une rencontre entre les médias et les concurrents du pays. Fidèle au rendez-vous, le ministre du tourisme Enrique Meyer a pu se réjouir de l’importance de la délégation argentine, avec 53 pilotes engagés. Parmi eux, Marcos Patronelli, vainqueur en 2010, fera figure de favori pour succéder au palmarès quad à son frère Alejandro, absent cette année. En auto, c’est Lucio Alvarez, 5ème de la dernière édition, qui attire maintenant l’intérêt de tous les pronostiqueurs.

samedi 15 décembre 2012

L'ÉQUIPE XTREME+ AU DAKAR 2013

Les  Polaris RZR 900 XP XT+40 se lancent à nouveau dans l'aventure du Dakar avec Alcaraz Willy Lorrain, vainqueur de sa catégorie Solo et T3 light au Dakar 2013.

Duclos Nicolas  et Delauney Sébastien  (France) :  vainqueur du Rally
Olilybia Maroc 2012 sur Polaris RZR 900 XP XT+40.

Sperancini Bruno et   Thiago De Vergas  (Brésil) : vainqueurs du
rallye Dos Sertoes au Brasil 2013 sur Polaris RZR 900 XP XT+40


Le team sera composé de :
• Un camion assistance T5 6x6
Hasenfratz Thierry  Alsacien
Nicola Garnier
Steven Griener

•Un camion assistance T5 4x4
Emmanuel Jaillot
Fabrice Bernoud
Romain Favre

• Une auto assistance
Boyer Stéphane
Sultan Philippe

•Un camion Course T4
Piana Marco
Multinu Alain

Le Team est Sponsorisé par Polaris et les pneus Kenda au travers de la
société Reaction


DAKAR 2013 : COURSE CAMIONS : ON PASSE À L’ÈRE TURQUOISE ?


Issy-les-Moulineaux, le 14 décembre 2012


Vainqueur avec autorité du Dakar 2012, Gerard De Rooy se lance maintenant le défi de confirmer la domination des camions Iveco. L’équipe hollandaise devra contrôler la nouvelle génération de pilotes Kamaz, encore un peu tendre à l’heure des grandes confrontations.

Après les espoirs, les progrès, les désillusions, les baisses de moral, les reprises en mains, les blessures, le Team De Rooy a connu l’accomplissement en janvier dernier. Pour parfaire le tableau, c’est le camion piloté par Gerard De Rooy qui s’imposait, exactement 25 ans après l’unique succès de son père Jan. Une fois l’émotion retombée, le patron de l’écurie s’est très vite fixé un objectif susceptible de motiver ses troupes et d’emmener toute la Hollande dans son élan : signifier un changement d’ère et installer durablement les camions Iveco au sommet de la discipline. En 2012, Hans Stacey (vainqueur en 2007) suivait de près son capitaine et cousin sur le podium. Pour cette année, les trois marches sont dans le viseur, avec la possibilité de voir Miki Biasion, l’ancien champion du monde de WRC, les accompagner.

Une triplette turquoise à Santiago, quel que soit l’ordre de présentation des équipages, comblerait bien entendu le Team De Rooy. Pour contrarier cette conquête, rien ne dit que la menace la plus sérieuse vienne des anciens maîtres de la catégorie, qui ont subi un coup d’arrêt sur l’édition 2012. Après l’ère Chagin-Kabirov, la relève n’a pas encore confirmé toutes ses promesses du côté de Kamaz. Le dauphin désigné, Eduard Nikolaev, est par exemple resté en retrait depuis la 3ème place obtenue en 2011. D’ailleurs, c’est finalement Artur Ardavichus, le Kazakhe assimilé au clan russe, qui est venu compléter le podium de Lima, ayant peut-être exploité au maximum son potentiel de progression. Les camions bleus ont un peu perdu de leur éclat, mais le retour en grâce des élèves de Chagin fait partie des hypothèses solides sur la route de Santiago.

Dans ce contexte, l’exemple de Gerard De Rooy pourrait inspirer l’outsider régulier des dernières éditions, Ales Loprais. Le pilote Tatra a souvent montré son aptitude à rouler aussi vite que ses rivaux, et pourrait faire partie des prétendants au titre… s’il met fin à sa série de quatre abandons consécutifs !  Souvent placés mais rarement gagnants, les camions Man font maintenant le déplacement pour concurrencer leurs compatriotes néerlandais. Marcel Van Vliet (3ème en 2010), et Peter Versluis visent tous les deux le podium avec de sérieux arguments. Les places y seront chères.

mercredi 5 décembre 2012

DAKAR 2013 : « Kuki », première !

Issy-les-Moulineaux, le 05 décembre 2012



A l’horizon du 20 janvier prochain, les applaudissements les plus nourris seront peut-être réservés à Josefina Gardulski, face au Palais de la Moneda à Santiago. En attendant les honneurs du podium d’arrivée, la Chilienne sera déjà la première motarde sud-américaine à prendre le départ du Dakar.

Les motards Chiliens ont déjà fait leurs preuves depuis longtemps sur le Dakar, avec Carlo De Gavardo comme pionnier, puis Francisco « Chaleco » Lopez, devenu incontournable depuis l’arrivée du rallye dans le pays, ou encore les frères Prohens, qui font régulièrement honneur à leur Atacama natal. Cette année, les spectateurs et téléspectateurs feront connaissance avec Josefina Gardulski, la première femme sud-américaine à prendre le départ du Dakar à moto. Si la jeune femme vient d’abord chercher la découverte sur le rallye, son tempérament de compétitrice pourrait aussi l’amener à se faire une place honorable. La championne du Chili de cross et d’enduro, qui a mis toutes ses autres activités en suspens afin de se préparer au Dakar, a même déjà donné quelques gages de performance en tout-terrain : « Le seul vrai rallye que j’ai couru, c’était le Desafio del Desierto, où j’ai terminé 6ème. Maintenant, je veux vivre l’expérience du Dakar, et j’ambitionne simplement de le terminer ». Mais Josefina, armée des conseils de son complice John McKendrick, aura très certainement un œil attentif sur le classement féminin, dans lequel elle trouvera comme rivale la redoutable Laia Sanz (39ème des deux dernières éditions). Au moment du sprint final, on se rappellera peut-être que « Kuki » a passé toute son enfance dans la ville de Victoria…

DAKAR 2013 : GORDON RENTRE DANS LE MATCH




Exclu du Dakar 2012 alors qu’il occupait la 2ème position du général, Robby Gordon a pu présenter un Hummer qui répond, à l’issue de pré-vérifications, à toutes les exigences réglementaires. L’Américain sera au départ le 5 janvier prochain et se rajoute à la liste des prétendants au titre.

« Y’a pas de vrai baston sans Dallas », faisait dire Francis Ford Coppola à Matt Dillon, juste avant l’explication finale du film Outsiders. C’est exactement dans cet état d’esprit que bouillonnait Robby Gordon depuis quelques semaines, en attendant l’officialisation de sa participation au Dakar 2013. Pendant que s’organisaient les contrôles nécessaires à l’engagement de son Hummer, l’Américain assistait à distance à la présentation des équipages appelés à lutter pour le titre dans quelques semaines. Comme son coéquipier de l’année dernière Nasser Al Attiyah et le revenant Carlos Sainz, armés de buggys flambant neufs, le showman californien viendra donc défier les Mini de Stéphane Peterhansel et de Nani Roma. Le H3 qui avait fait débat en 2012 a été passé au crible dans les ateliers de Charlotte : il a dans un premier temps été déclaré apte à bondir dans les dunes du Pérou, d’Argentine et du Chili, entre le 5 et le 20 janvier prochains. Gordon, qui posera la plaque de course numéro 315 sur sa voiture à Lima, s’aligne avec l’ambition d’améliorer la 3ème place obtenue en 2009, à l’occasion du premier Dakar sud-américain. Le « bad boy » sera accompagné de Kellon Walch, son copilote lors de l’édition 2011. Mais avec la densité des buggys et des 4x4 capables de rivaliser au plus haut niveau, les places sur le podium semblent encore plus chères !

jeudi 22 novembre 2012

DAKAR 2013 PRÉSENTATION

Paris, le 21 novembre 2012

À retenir dans ce communiqué :

·         Un parcours dessiné sur une trajectoire nord-sud, entre Lima au Pérou et Santiago au Chili, en passant par l’Argentine et notamment San Miguel de Tucuman, où sera respectée une journée de repos.
·         La course moto voit le retour d’une équipe officielle Honda, rivale avec Helder Rodrigues des KTM de Cyril Despres et de Marc Coma.
·         Stéphane Peterhansel remet son titre en jeu au volant d’une Mini, et retrouvera les trois vainqueurs précédents comme rivaux : Nasser Al Attiyah et Carlos Sainz à nouveau réunis dans une même équipe, tandis que Giniel De Villiers mène le clan Toyota.
·         Deux records déjà battus : 53 nationalités représentés, 39 quads au départ.
·         Etaient présents à la présentation officielle : 
-         M. Enrique Meyer, Ministre du Tourisme- Argentine
-         M. Gabriel Ruiz Tagle, Secrétaire d’Etat aux Sports du Chili
-         Mme Gabriela Gutierrez, Présidente de la commission Dakar Peru 2013, Ministère de Tourisme du Pérou
-         M. Daniel Bilalian, Directeur Général Adjoint en charge des sports de France Télévisions
-         M. Jean-Etienne  Amaury, Président d’Amaury Sport Organisation
-         M. Etienne Lavigne, Directeur du Dakar
-         M. David Castera, Directeur sportif du Dakar






DAKAR 2013 : NOUVELLE DONNE


Cap au sud pour le Dakar 2013, dont le parcours prévoit un ordonnancement des difficultés revisité, de Lima à Santiago, entre le 5 et le 20 janvier prochains. La publication de la liste des engagés annonce également une nouvelle donne dans la bataille pour les titres : l’arrivée de Honda comme constructeur officiel à moto pour rivaliser avec KTM, le retour de Carlos Sainz comme coéquipier de Nasser Al Attiyah dans l’espoir de concurrencer le trio de pointe de Mini mené par Stéphane Peterhansel…Tout est ouvert !

Changement d’axe et changement de repères. En partant pour la première fois de Lima le 5 janvier prochain en bord de Pacifique, le Dakar empruntera pour sa 35ème édition une trajectoire nord-sud qui l’a longtemps guidé sur d’autres rivages, mais qui reste inédite depuis l’arrivée de l’épreuve  en Amérique du Sud en 2009. Cette nouvelle orientation s’accompagne d’une innovation sportive rendue possible par la géographie du Pérou : les pilotes et équipages rencontreront des dunes dès les premiers jours de course. La première séquence de désert se poursuivra au Chili, puis après le franchissement de la Cordillère des Andes, la résistance des concurrents sera testée sur des étapes argentines aussi exigeantes que somptueuses. San Miguel de Tucuman marquera le repos après huit jours de course et donnera le départ  de la plus longue étape du rallye, juste avant un triptyque sablonneux avec au programme les dunes de Fiambala et de Copiapo. De quoi effectuer une ultime sélection et provoquer des rebondissements, avant de célébrer les héros à Santiago le 20 janvier.

Les trophées à lever sur le podium d’arrivée installé devant le Palais de la Moneda concernent une minorité parmi les pilotes des 459 véhicules attendus au départ, représentant un nombre record de 53 nations différentes. Mais la liste des prétendants s’est certainement élargie dans toutes les catégories depuis le mois de janvier dernier. A moto, la suprématie au long cours du duo constitué par Cyril Despres et Marc Coma chez KTM pourrait être remise en question par la formation d’une écurie officielle Honda, qui a enrôlé Helder Rodrigues, 3ème lors des deux dernières éditions. Les ambitions sont également très élevées du côté de chez Husqvarna, avec les Espagnols Joan Barreda et Jordi Viladoms, associés à Paulo Gonçalves. Et Yamaha, qui a attiré Frans Verhoeven en plus d’Olivier Pain et de David Casteu, se réjouit aussi du retour de son capitaine historique, David Frétigné.

C’est toutefois en auto que les cotes sont les plus délicates à établir. Si le team X-Raid, qui est parvenu au succès avec la Mini de Stéphane Peterhansel l’an dernier, aligne toujours une équipe de choc avec Nani Roma et Krzysztof Holowczyc, les changements réglementaires intervenus pourraient changer la donne. Nul ne sait si un écart de performance subsiste par exemple avec les prometteuses Toyota de Giniel De Villiers et de Lucio Alvarez, respectivement 3ème et 5ème en 2012. Le mystère est encore plus opaque sur le potentiel du buggy conçu aux Etats-Unis par et pour Nasser Al Attiyah, qui table sur un double effet de surprise en invitant Carlos Sainz, son frère ennemi de l’époque Volkswagen, à le rejoindre dans son équipe. Du côté des revenants, Guerlain Chicherit prend place dans un buggy SMG et compte lui aussi se mêler à la bataille. Les places d’honneur seront également disputées par quelques déçus de haut vol de l’année dernière, comme Guilherme Spinelli (Mitsubishi), Christian Lavieille (Dessoude) ou Matthias Kahle (Proto Mercedes).

En camion, les Iveco du Team De Rooy ont infligé aux Kamaz leur premier revers depuis 2007, et comptent bien capitaliser sur leur succès, avec le tenant du titre Gerard De Rooy, son cousin Hans Stacey ou encore l’Italien Miki Biasion. Ales Loprais pourrait jouer les arbitres s’il met fin à une longue série d’abandon au volant de son Tatra, capable par intermittence de devancer Eduard Nikolaev et ses équipiers russes. Dans la course quad, la famille Patronelli n’a plus qu’une carte à jouer, celle de Marcos, pour lutter contre les 38 autres pilotes engagés. Le deuxième record déjà battu par le Dakar 2013 !


Dakar 2013 : guerlain chicherit dans les starting-blocks

De retour du Maroc, suite à une n-ième séance d’entraînement, Guerlain CHICHERIT revient sur sa préparation et ses ambitions pour le DAKAR 2013, extraits.

Guerlain, à moins de deux mois du départ, quel est ton état d’esprit ?
Positif bien sûr ! Et surtout très motivé ! Nous avons bien travaillé avec SMG, nous avons accumulé les kilomètres en tests, vérifié et validé certaines options techniques. Aujourd’hui je suis confiant : l’auto est
performante, toute l’équipe va dans le même sens, nous avons tous fait un travail très professionnel. C’est très encourageant pour la suite.

Parle-nous un peu de ta voiture…
C’est un prototype SMG 2 roues motrices motorisé par un moteur V8 essence, une auto performante et qui se comporte bien sur tous les terrains. Ce prototype, c’est le fruit de plusieurs années de
développement. Cette voiture est fantastique à conduire, je prends un plaisir extraordinaire à son volant, et puis, ce qui ne gâche rien, elle a un look d’enfer, elle plaira au public et aux téléspectateurs !



Ton objectif c’est la gagne ?
Je sais qu’on a du potentiel, on ne va pas se mentir, j’espère faire un beau résultat. Mais on se doit de rester modeste et humble, le plateau est très relevé et il est difficile pour nous de se situer en termes de performance. Les 4 roues motrices seront toujours avantagées par rapport aux 2 roues motrices et les moteurs diesel restent très compétitifs. Pour le moment, nous manquons de repères, nous avons vraiment bien travaillé pendant les tests mais rien ne remplace la compétition. On ne brulera pas les
étapes, ce projet, c’est du long terme. Je vais faire de mon mieux, rouler à mon rythme, et on verra après chaque spéciale. Je ne suis pas un favori, plutôt un outsider…

lundi 19 novembre 2012

DAKAR 2013 : Ils ont quelque chose en plus…


Issy-les-Moulineaux, le 19 novembre 2012



Les équipages de Race 2 Recovery sont constitués de soldats anglais et américains ayant subi de très graves blessures en mission. Malgré leur handicap, aucun d’entre eux ne se sentira diminué en se présentant au départ de Lima le 5 janvier prochain. Objectif numéro 1 : montrer qu’il y a une vie au-delà du handicap.

Le Dakar se trouve souvent au carrefour de défis multiples, et déclenche pour beaucoup l’envie de se surpasser. Race 2 Recovery rassemble précisément une poignée d’aventuriers pas comme les autres, qui se retrouvent dans une volonté commune de créer l’exploit, après avoir tutoyé la mort. Dans chacun des quatre Bowler engagés par l’équipe, sera installé un soldat invalide, blessé lors des conflits d’Irak ou d’Afghanistan ces dernières années. L’ancien parachutiste Tom Neathway, victime d’un piège qui lui a valu l’amputation de deux jambes et d’un bras, partira par exemple à l’assaut du rallye le plus exigeant du monde. Mais la perspective des dunes n’angoisse nullement ce soldat de l’armée britannique, qui officiera comme copilote : « c’est mon plus gros challenge depuis ma blessure. Ce sera dur, mais notre côté militaire devrait nous aider, nous sommes habitués aux conditions difficiles, à la chaleur. Je suis tout à fait capable de descendre de la voiture pour creuser dans le sable. Ma seule crainte, c’est l’adaptation de la prothèse à l’environnement, il faut absolument éviter les infections ».

Fondateur du projet, le vétéran Tony Harris a quant à lui laissé une jambe en Afghanistan en 2009. Il compte sur la détermination hors-normes qui anime les hommes qu’il a réunis : « Au départ de cette aventure, je cherchais un sport dans lequel on ne nous mettrait pas dans une classe ‘invalides’, et je voulais aussi pouvoir impliquer toute une équipe, à la fois sur la préparation et sur la course. Nous avons par exemple conçu des équipements qui aident à compenser nos handicaps. Mais je sais que nous ne serons absolument pas gênés par des problèmes de sommeil ou de chaleur. De toute façon nous voulons juste rejoindre l’arrivée, pas battre Peterhansel ». Dans cette bande essentiellement britannique, un démineur américain du Marine Corps a été enrôlé. Mark Zambon a déjà mis à l’épreuve sa motivation en partant à la conquête du Kilimandjaro à la force des bras, après avoir perdu ses deux jambes en janvier 2011 : « Je n’ai jamais voulu que mes blessures puissent définir ma vie. Et j’ai vraiment réalisé de quoi j’étais capable en voyant qu’avec mes béquilles, je dépassais les grimpeurs valides lors de l’ascension. Le Dakar est un challenge phénoménal, qui nous fera grandir en tant qu’individus, et qui va créer des liens entre nous. Car il nous faudra une implication totale pour y arriver ». 


vendredi 9 novembre 2012

DAKAR 2013 : Alain Michoulier : « Pas un gramme de business dans ce projet »





Des prénoms d’enfants, un arbre de vie… mais pas une seule marque présente sur le 4x4 d’Alain Michoulier, pilote et porteur de l’opération « Mon Dakar du cœur ». En donnant le maximum pour atteindre Santiago, il compte communiquer sa volonté à de jeunes malades du cancer, pour les aider dans leur combat pour la vie.

Alain Michoulier évolue à contre-courant, et pratique le contre-pied. Son Dakar n’est pas seulement un défi, mais bien un message. A tous les étages de son projet, on peut lire un mode de pensée qui remet en question les pratiques habituelles : « sachant que je n’ai pas un budget qui me permet d’aller voir un préparateur pour y choisir une voiture, je me suis dit que j’allais remplacer l’argent par mon énergie personnelle. Du coup, j’ai commencé à m’intéresser à la mécanique à 58 ans, et maintenant j’ai réussi à restaurer totalement un Toyota KDJ 95 datant de plus de dix ans, comme je l’avais fait avec une R20 que les frères Marreau pilotaient sur le Dakar 1982 ».

La complexité technique suffirait à elle-seule à rendre le challenge ambitieux. Mais pour le Lyonnais, qui se présente pour la première fois sur le Dakar, l’essentiel est ailleurs, puisque dans son périple vers Santiago, il associe les enfants hospitalisés en chambres stériles à l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique de Lyon. « Je fais un parallèle entre le défi sportif que je me lance, et celui que tous ces enfants doivent relever lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés, à des souffrances de tous ordres. Leur ligne d’arrivée à eux, c’est la guérison. Je sais que de mon côté, avec la voiture que j’ai, je vais en baver et arriver le soir à pas d’heure ! Mais je n’ai pas le droit d’abandonner », explique Alain, qui dévoile ici toute l’âme de sa démarche. La cohérence et la probité du projet se retrouvent jusque dans son financement, monté selon un principe éthique aussi strict que déroutant : « je n’ai pas voulu de sponsors, mais uniquement des mécènes. Je ne veux pas qu’il y ait un gramme de business dans ce projet, aucune entreprise n’aura un autocollant sur ma voiture. Tous ceux qui ont donné l’ont fait avec le cœur. Et je peux vous dire que la fibre généreuse des gens existe bel et bien ».

mercredi 7 novembre 2012

DAKAR 2013 : Knuiman, troisième du nom


Il s’agit donc bien d’une dynastie. Le nom de Knuiman se distingue depuis longtemps dans les classements du Dakar, puisqu’un certain Henk faisait partie des finisseurs de l’édition 1982. Depuis, Henk Knuiman Jr est apparu sur le rallye, avec un coup de guidon tout aussi efficace qui lui a valu d’être enrôlé comme porteur d’eau de Marc Coma en 2011, et de se hisser à plusieurs reprises dans le Top 10. Cette année, c’est avec Sten que les motards du rallye vont faire connaissance. Les antécédents familiaux plutôt flatteurs du jeune frère l’incitent à la jouer plutôt humble au moment de se projeter sur son  premier Dakar : « C’est mon tour d’essayer, et je m’y prépare depuis toujours. Je veux juste terminer : si Henk y arrive, je peux y arriver. Mais je ne suis pas aussi bon que lui techniquement, et je n’ai pas  son expérience des dunes, alors je ne vise aucun classement. » Conscient de ses limites, Sten est également prévenu qu’il n’a rien à attendre d’une éventuelle stratégie de fratrie. « Henk m’a dit qu’il m’aiderait jusqu’à la ligne de départ, mais qu’ensuite ce sera ‘chacun sa course’. »

mardi 25 septembre 2012

Dakar Challenge : en Chine… et en Australie



Issy-les-Moulineaux, le 25 septembre 2012



Vainqueur du Taklimakan Rally, Zhou Tian a naturellement remporté l’étape chinoise du Dakar Challenge, et gagné son inscription sur le Dakar 2013. Un autre motard aura ce privilège en fin de semaine, quand le verdict de la 4ème manche sera rendu, sur l’Australasian Safari, en Australie.

Voilà un pilote appelé à se faire une place sur le Dakar. Zhou Tian vient en tout cas de gagner guidon en mains son inscription sur le rallye en janvier, en s’imposant devant les 36 autres motards engagés sur le Taklimakan Rally, troisième échéance labellisée Dakar Challenge cette année. Pendant que Zhou Jihong, un fidèle du rallye classé 19ème en janvier dernier, dominait la catégorie auto, Zhou Tian a dû livrer bataille jusqu’au bout des 4000 kilomètres du parcours avant de savourer sa victoire. « J’ai connu beaucoup de hauts et de bas avant de réussir à gagner cette course ! Maintenant, il va falloir faire le maximum sur le Dakar », déclarait modestement, Zhou, qui ambitionne de devenir le troisième Chinois à emmener une moto sur la ligne d’arrivée du Dakar, après Wei Guanghui (2010-2011) et Su Wenmin (2011-2012).

A quelques milliers de kilomètres de la province du Xinjiang, un autre ticket d’entrée pour le Dakar fait l’objet de la convoitise de 8 pilotes amateurs parmi les 37 engagés sur l’Australasian Safari. La manche australienne du Dakar Challenge a notamment attiré des candidats américains, néerlandais et sud-africains, qui se départageront sur sept étapes au total, jusqu’au 29 septembre. Après deux journées de course, c’est toutefois l’Australien Vernon Strange qui mène les débats, avec moins de deux minutes d’avance sur Brett Cummings.


lundi 23 juillet 2012

DAKAR 2013 : Motos et quads : le plein s’il vous plaît !


Issy-les-Moulineaux, le 23 juillet 2012




Le 15 Mai s’ouvraient les inscriptions à l’édition 2013 du Rallye Dakar – Perú, Argentina, Chile. A peine deux mois plus tard, les catégories moto et quad affichent déjà complet, et les candidats à l’aventure doivent être désormais sélectionnés.


305! C’est le nombre de dossiers reçus par l’organisateur du Rallye Dakar entre mai et Juillet. Un chiffre qui frôle de très près le record historique de l’édition 2012, qui n’avait pas été constaté depuis les dernières éditions africaines du Rallye. Il confirme ainsi le succès croissant du rallye sur le sol sud-Américain.

220, c’est le nombre maximum de motos et quads qui s’élanceront le 5 Janvier de Lima au Pérou avec pour objectif de rallier Santiago du Chili. La différence entre ces deux chiffres s’explique par le soin tout particulier apporté par l’organisateur à délivrer un niveau de sécurité et de confort maximum aux concurrents, ainsi qu’une maîtrise optimisée du format de course.

Le précieux sésame sera délivré suivant des critères allant des références sportives, notamment en Rallye Raid et en navigation, aux capacités physiques et programmes d’entraînements. « Au-delà de la tête de la course, réservée aux pilotes professionnels, le Rallye Dakar est par nature fait pour les amateurs : ces amoureux des grands espaces et de l’aventure » précise David Castera, le Directeur Sportif de l’épreuve. « Il est cependant essentiel pour eux d’être informés, et surtout le mieux préparé possible  à ce challenge qui reste le plus dur au monde. Ce sont sur ces critères que nous les sélectionnerons. »

Côté nationalité, la tendance à l’internationalisation se confirme :
10 nationalités latino-Américaines différentes pourraient rejoindre les motards et quadistes « traditionnels » du Rallye Dakar (Français, Italiens, Espagnols) sur la ligne de départ, alors qu’un fort engouement est confirmé par les australiens, les néerlandais, ou les britanniques. 51 nationalités étaient représentées au départ de l’Edition 2012.
Les inscriptions pour les catégories auto et camion, qui laissent déjà présager un plateau de qualité, restent ouvertes.

Plus d’informations sur www.dakar.com






samedi 21 avril 2012

DAKAR 2013 : A Tucuman, on compte les jours…

Argentine, le 19 avril 2012





Troisième acte du Dakar World Tour. Les étapes argentines du Dakar 2013 ont été présentées à San Miguel de Tucuman et à Buenos Aires. Ce sera le début d’une année de « moteurs » exceptionnelle pour le pays.

Le trajet San Miguel de Tucuman - Buenos Aires ne figure pas au programme du prochain Dakar. C’est pourtant celui qu’a effectué hier Etienne Lavigne, en compagnie du Ministre du Tourisme Enrique Meyer, pour présenter la partie Argentine de l’édition 2013. Les provinces du nord-ouest du pays comme celles de Cordoba, de la Rioja et de Salta, impliquées dans le parcours, avaient dépêché leurs gouverneurs à Tucuman, où sera respectée la journée de repos le 13 janvier.  Hormis les 5 étapes qui seront disputées sur son territoire, le séjour argentin du Dakar marque aussi le départ d’une année faste pour ce peuple de passionnés de sports mécaniques, puisqu’un Grand Prix de moto se tiendra en avril à Santiago del Estero et que le Grand Prix d’Argentine  devrait faire son retour dans le championnat du monde de F1, à Mar del Plata.

A Buenos Aires, le rendez-vous était fixé avec  la plupart des pilotes argentins qui ont animé les récentes éditions du Dakar. Si Lucho Alvarez, qui s’est classé 5ème du général en janvier dernier, s’est fait excuser pour disputer le rallye du Qatar, la cérémonie a permis aux journalistes présents de prendre des nouvelles des frères Patronelli qui risquent de ne pas se présenter en duo pour défendre leurs titres dans la catégorie quad : « Je serai là, explique Alejandro, mais il se peut que Marcos soit trop occupé par le gestion de l’entreprise familiale pour s’engager ». Voilà qui pourrait aider Thomas Maffei, troisième de la course à l’arrivée à Lima, et qui avait comme beaucoup fait le déplacement pour prendre quelques informations sur le contenu du parcours. « Tous s’interrogent sur la difficulté des premières étapes, raconte Etienne Lavigne, car ils ont réalisé à quel point le désert du Pérou pouvait être exigeant. Je les ai un peu rassurés, mais ils doivent tout de même s’attendre à du costaud ».

Le programme argentin du Dakar 2013

Ø      11 janvier : Calama - Salta
Ø      12 janvier : Salta - San Miguel de Tucuman
Ø      13 janvier : journée de repos
Ø      14 janvier : San Miguel de Tucuman - Cordoba
Ø      15 janvier : Cordoba - La Rioja
Ø      16 janvier : La Rioja - Fiambala


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jeudi 19 avril 2012

DAKAR 2013 : Là où tout a commencé…



Santiago, le 18 avril 2012





Le Dakar World Tour a fait étape à Santiago du Chili, où sera jugée l’arrivée de l’édition 2013. L’émotion est déjà au rendez-vous…


Le promontoire qui accueille le Castillo Hidalgo offre le plus beau point de vue sur Santiago. On y respire l’atmosphère des pionniers, comme Pedro de Valdivia, le fondateur de la cité en 1541. C’est dans ce cadre majestueux qu’a été présenté aujourd’hui le parcours chilien du Dakar 2013, qui s’achèvera précisément pour la première fois dans la capitale du pays. Fidèle à l’épreuve depuis son arrivée en Amérique du Sud, le Chili a exprimé son émotion d’accueillir l’arrivée finale du rallye par la voie de Gabriel Ruiz Tagle, secrétaire d’Etat au sport, et de l’intendante de la région métropolitaine de Santiago, Cecilia Perez : « Pour le Chili, ce sera un événement historique de recevoir les aventuriers du désert face au Palacio de la Moneda. Nous parions sur une affluence de plus d’un million de personnes pour les voir entrer dans la ville ».

Parmi les plus concernés des 200 invités au Castillo Hidalgo, les concurrents chiliens qui se départageront sur les pistes en janvier prochain mettent un point d’honneur à rallier Santiago dans les meilleures conditions. Boris Garafulic, classé 11ème de la dernière édition, place la barre très haut pour cette arrivée de prestige : « cette fois-ci, je vise le Top 5 ». C’est au minimum à ce niveau qu’ambitionne de terminer le porte-drapeau du Chili sur le Dakar. Francisco Lopez, qui roule actuellement sur les pistes du rallye du Qatar pour le compte de sa toute nouvelle équipe, Bordone-Ferrari, n’a pas pu honorer le rendez-vous d’aujourd’hui. Mais la perspective d’améliorer sa 3ème place obtenue en 2010 fait à coup sûr partie de ses projets.


Les quatre étapes chiliennes du Dakar 2013
Ø       10 janvier : Arica-Calama
Ø       17 janvier : dernière ville étape argentine-Copiapo
Ø       18 janvier : Copiapo-La Serena
Ø       19 janvier : La Serena-Santiago


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